Photos du Tangon et échelle de Tangon
Plans du moteur et chaudière de canot-White
APPARAUX DE MOUILLAGE
1 GRUE TRAVERSIERE (ou bossoir central)
Ci-dessus, 2 agrandissements de documents photographiques de la grue traversière au poste de mouillage ainsi qu'un plan des Archives de Vincennes montant l'implantation du rail sur l'avant de la tourelle de 27. Le croc du palan de capon devant passer dans l'organeau, vous noterez sur la photo du centre l'importance de celui-ci.
1.1 DESCRIPTIF
Le schéma descriptif ci-dessus vous donnera une vue d'ensemble des éléments qui constituent la grue traversière.
- Pied de grue
- Poulie de renvoi
- Volée
- Double martinet
- Palan de capon (et son croc)
- Pont des gaillard
- Câble
- Chariot
- Rail
- Ferrure (Articulation Fût/Volée)
- Triples poulies
- Entretoises
- Chaines de renfort
- Galets de roulement
- Palans de garde
- Encrage de la grus sur le pont (axe de rotation)
1.1.2 Le chariot
Il tourne sur un rail circulaire de 5.50m sur l’avant de la tourelle de 27 cm. Le bras ou volée étant rabattu et amarré sur celui-ci au poste de mer.
1.1.3 Le bras ou volée
Il est réglé à poste fixe par deux martinet-balancine fait de deux barres d’acier qui lui confère un angle de 50°. Ceux-ci sont fixés au pond au niveau de l’axe dérotation de la grue traversière en dessous de la 1ere poulie de renvoi, et maintiennent la tête de la grue sur laquelle repose tout l’effort du palan de levage (ou palan de capon) fixé en bout de la volée. Le tableau ci-dessous vous donnera les dimensions des différents organes composant la grue traversière.
| Organes | Dimensions |
|---|---|
| Rail | |
| Diamètre | 5.50 m |
| Longueur | 3.00 m |
| Largeur | 1.20 m |
| Bras (volée, garant du capon) | |
| Hauteur par rapport au pont | 2.30 m |
| Longueur | 2.30 m |
| Epaisseur | 0.170 m |
| Largeur | 0.260 m |
| Longueur tête de mat portant les roues | 0.300 m |
| Roues à gorges | 0.250 m |
| Double martinet (étai du bossoir) | |
| Angle par rapport au pont | 50° |
1.1.4 Mise en œuvre et manipulation de la grue traversière ou bossoir central
La grue traversière ne possédant pas de système de rotation à crémaillère mécanique ou électrique pour son déplacement, sa mise en œuvre se faisait par l’intermédiaire de 2 palans de garde opposés qui maintenaient la volée dans une position fixe.
Pour pouvoir être tourné au cabestan le câble de remontée de l'ancre passé donc par une première poulie (apparente sur photographies). Celle-ci fixée sur le pied de la grue traversière et renvoyé vraisemblablement sur une deuxième située sur le passe tribord et/ou bâbord au niveau de l'axe transversal de la tourelle de 27. Une écoutille devait se trouvée de chaque coté du masque avant entre la porte étanche et la tourelle de 27.
Pour ce qui est de la deuxième poulie et des écoutilles tribord et bâbord ce n'est que supposition, aucun document en ma possession ne vient étayer mes dires. Mais si l'on y regarde de plus prêt et avec de la logique, ils devaient bien exister.
1.2 CABESTAN
Cabestan à doubles cloches :
- La cloche supérieure, au niveau du pond des gaillards pour les palans de mise au mouillage ou de mise au poste de mer des ancres.
- La cloche inférieur, sur le pont principal ou pont blindé, pour la chaîne de l’ancre.

Cabestan double cloche
1.2.1 Note sur un projet de Cabestan à vapeur
Les plans et devis des canonnières type Achéron prévoient pour la manœuvre des ancres un cabestan placé dans le faux pont à l’arrière de la tourelle cuirassée. La dépêche ministérielle du 21 Octobre 1884 à fixée à 38 millimètres le diamètre du fer des maillons pour les chaines. Le cabestan correspondant comporte 16 barres, sur chacune desquelles il faudra trois hommes à cause de la complication des retours figurés sur les plans du 23 Novembre 1882, il faudra en outre des hommes pour affaler la chaine dans le puits car elle n’y tombera peut-être pas d’elle-même ; en somme, la manœuvre du cabestan exigera une cinquantaine d’hommes. Pour que les hommes qui vireront exercent utilement leur effort, il faut que les bras aient environ 4 mètres de long à partir de l’axe du cabestan, ce qui nécessite un espace libre de 8 mètres. Or, par suite du déplacement de la tourelle il ne reste que 5 mètres entre le surbau cuirassé entouré d’un tambour en tôle et les casiers de l’équipage ; ces casiers (qu’il faudra d’ailleurs augmenter) peuvent bien être déplacés, mais il en est pas de même des chambres de maitres, car si on les reportait sur l’arrière, on priverait complètement de jour cette partie du faux pond qui n’est éclairé que par les sabords. En conséquence, nous pensons que l’installation d’un cabestan sur les canonnières type Achéron doit être abandonnée et qu’il y a lieu de mettre sur ces bâtiments un guideau à vapeur placé sur l’avant de la tourelle comme on a décidé de le faire pour le Flamme. La modification proposée conduira, il est vrai, à une certaine augmentation de poids, 1.5 tonne environ, mais elle nous parait indispensable; quand a son influence très faible sur l’assiette, elle pourra être compensée par le déplacement de quelques autres poids de l’exposant de charge. Cherbourg le 11 Novembre 1884.
Rapport d’inspection trimestrielle des bâtiments en réserve 2ème catégorie à Toulon en date du 2ème trimestre 1992. Il y aurait lieu de donner à l’ACHERON, un cabestan à vapeur à cause de la difficulté qu’il y a de relever ses ancres avec un équipage réduit et surtout à cause des appareillages fréquents et rapides qu’il est appelé à faire dans son service de garde-côtes.
1.2.2 Puits aux chaînes
Entre les cloisons étanches n° 2 et 3, de chaque bord de l’axe longitudinal du bâtiment.
1.3 ANCRES
Le port de Cherbourg propose par une note de séance de la commission permanente du 9 octobre 1884 de donner aux bâtiments de ce type deux ancres de bossoir de 1300 kg, une ancre à jet de 450 kg, et une de 350 kg, et 18 bouts de chaîne de 30 m soit pour une ancre : 18/2 x 30 = 270 m, cela représente 5 fois la longueur du bâtiment. Dont le diamètre des mailles serait de 38 mm, soit une longueur totale de 540 m. Cette demande sera approuvée.
Avec la généralisation des navires en fer et de la vapeur les difficultés ne firent qu'augmenter ; l'emploi depuis 1850 du câble-chaîne et l'apparition de nouveaux types d'ancres vont aboutir à une transformation radicale des méthodes de mouillage. Mais en attendant, on s'efforce d'adapter la méthode utilisée sur les vaisseaux. Le stockage de l'ancre s'effectue sur le pavois comme pour les voiliers ou sur un support articulé, qui joue le rôle de mouilleur (voir schéma ci-dessous).
Support d'ancre
Les deux ancres sont du type réglementaire et d’un poids unitaire de 3200 kg. Elles sont manœuvrées par un bossoir unique qui tourne autour d’un pivot placé dans le plan diamétral à l’avant de la tourelle. Ce bossoir se replie sous la volée de la pièce de 27 cm de manière à ne pas gêner le tir. Le cabestan à bras nécessite pour sa manœuvre le concours de plus de la moitié de l’équipage, soit 50 hommes, ce qui paraîtra excessif à tous les utilisateurs. Ancre à jas identique à celle de l'Achéron, visible au Port de la Pointe des Galets, île de la Réunion.
1 et 2 Ancre à Jas port de la pointe des galets Ile de la Réunion (D.Joron) - 3 Ancre à son poste de mer (Luc Feron MRB n°346).
La liaison chaîne-ancre pour la ligne de mouillage principale, et en se référant au schéma, on trouve successivement, et en partant de l'ancre: l' organeau (A), une manille de liaison (B), une maille tordue à 90' (C), une maille sans étai (D), un émerillon (E) permettant à la chaîne de se présenter correctement, une nouvelle maille sans étai (F), une manille de liaison (G), la chaîne proprement dite; celle-ci est constituée de mailles et non de maillons. Un maillon étant égal à 30 m.
Liaison chaîne-ancre (D.Joron)
1.3.1 Descente de l'ancre (Mouillage)
A leur poste de mer, les ancres à jas de 3200 kg chacune sont saisies, le plan des bras à plat, une patte à l'intérieur du bâtiment, l’autre en extérieur, soit déjalées ou bien le jas vertical à l'extérieur, contre la lisse du gaillard. De chaque bord une grue de capon est installée sur le gaillard avec une longueur de volée et dans une position telle qu'elles peuvent chacune desservir leur ancre respective à la grue traversière.
Sur nombre de bateaux, la verge de l'ancre est équipée d'une frette à anneaux ou organeau de hissage, placée au centre de graviter de l'ancre, de façon à pouvoir la soulever à plat. Le palan de la grue de capon viendra se crocher dans cet anneau. Ce qui n’est pas le cas pour l’Achéron.
- A la mer l'ancre pouvait être dejalé (le jas replié sur la verge).
- Ou à poste à la vertical.
- Après ouverture de l'écubier la chaîne est amenée étalingure en avant par un filin frappé en bout et viré au guindeau jusqu'à amener la manille de liaison à l'organeau de l'ancre sur laquelle elle est fixée à l'aide d'une manille.
- Il suffisait ensuite de débloquer le support d'ancre en libérant les deux chaînes de maintien au mouilleur, le support d'ancre étant sur un axe de rotation il pouvait basculer sur l'extérieur en projetant l'ancre loin de la coque.
La descente de l'ancre en photos. (cliquer sur les vignettes pour les agrandir)
1.3.2 Remontée de l'ancre (Poste de mer)
A leur poste de mer, les ancres à jas sont saisies sur le gaillard, le plan des bras à plat, les pattes à l'intérieur du bâtiment, contre la lisse du gaillard. De chaque bord une grue de capon est installée sur le gaillard avec une longueur de volée et dans une position telle qu'elles peuvent chacune desservir leur ancre respective au bossoir central ou grue traversière.
- Lorsque l'ancre a été virée au cabestan à bras qui nécessite la moitié de l’équipage, soit 50 hommes, jusqu'à amener l'organeau à hauteur des écubiers,
- On mollit le palan de la grue traversière ou bossoir central et on amène le croc à s'engager dans l'organeau,
- On raidit ensuite le palan au cabestan jusqu'à amener l'ancre en pendant sous la tête de la grue traversière (vue n° 3),
- La grue de capon est virée sur l'avant du bâtiment et son palan est saisi sur une chaîne disposée en croix sur le collet de l'ancre,
- Le palan de la grue de capon est viré afin que l'ancre passe de sa position verticale à horizontale. Voila d'ou vient le terme traverser l’ancre,
- On mollit le palan de la grue traversière tout en ramenant celle-ci sur l'arrière et raidit à la demande celui de la grue de capon afin d'amener l'ancre au dessus de son support de poste de mer,
- On mollit le palan de la grue de capon l'ancre repose maintenant sur son support,
- Le croc du palan de la grue traversière est retiré ainsi que celui de la grue de capon,
- L'ancre est saisie par deux chaines, celles-ci saisies sur le mouilleur position bloqué,
- Le croc de la grue traversière est ensuite amené sur la manille de liaison et celle-ci peut être désolidarisée de l'organeau,
- La chaîne est rentrée et l'écubier fermé afin d'éviter les entrées importantes d'eau de mer.
La remontée de l'ancre en photos. (cliquer sur les vignettes pour les agrandir)
Viens ensuite le démontage partiel de la grue traversière pour la fixer à son poste de mer. Cette grue ne pouvait restée en l'état après la relevée de l'ancre, elle aurait rendue impossible le tir du canon d'une part et aurait été trop exposée au mauvais temps. Les ancres Marrel sont apparues en 1908 ce qui simplifia et réduisit considérablement cette opération en temps et en hommes, sans oublier le gain de poids sur l'avant du bâtiment et l'encombrement non négligeable de ces 3 grues.
Cette grue traversière servait aussi à l’embarquement des munitions du canon de 27 cm.
2 TANGONS BOSSOIRS ET POTENCES
2.1 TANGONS
1 Cuirassé "PATRIE" - 2 Détails du tangon.
3 et 4 Descente par l'échelle de tangon.
2.2 BOSSOIRS ET POTENCES
Les 2 bossoirs par embarcation sont débordés (pivoté vers l'extérieur) à l'aide de palans L'embarcation doit être tout d'abord hissée à l'aide de palans, cette opération nécessite plusieurs personnes. Une fois l'embarcation hissée, , puis l'autre. Puis il faut donner du mou dans chaque palan de manière synchronisée. Ces opérations étaient longues, peu aisées en cas de mauvais temps, dangereuses et nécessitaient du personnel à bord.
3 EMBARCATIONS
| Coque | Armement | |
|---|---|---|
| 1 canot White de 6.60 m | 1.360 | 0.235 |
| 1 grand canot de 7 m | 0.760 | 0.425 |
| 2 baleinières de 7 m | 0.860 | 0.644 |
| 1 youyou à clin de 4 m | 0.212 | 0.096 |
| 1 youyou à francs bord de 3.50 m | 0.194 | 0.072 |
| 1 plate de 3.50 m | 0.147 | 0.008 |
3.1 CANOT WHITE DE 6.60 m
1) Moteur vapeur du Canot-White de 6,60m.
2) Chaudière du Canot-White de 6,60m.
Mise à l'eau du canot à vapeur (Alamy)
3.2 GRAND CANOT DE 7 m ET 10 m
Caractéristiques :
| Organes | Dimension |
|---|---|
| Longueur de coque nue | 10.46m |
| Longueur hors tout avec espars | 16.22m |
| Largeur maxi aux lisses | 2.48m |
| Poids avec drome et avirons | 2 800kg |
| Tirant d’eau | 0.70m |
| Surface de voilure | 50.4m2 |
Gréement :
Il est gréé en « chasse-marée », c’est-à-dire de 3 mâts avec voiles au tiers lacées aux vergues. La position de la voile au tiers au repos est naturellement placée dans l’axe du bateau, et un tiers de la voile dépasse à l’avant du mât. A contrario, la voile carrée est naturellement suspendue perpendiculairement à l’axe du bateau.
Les mâts sont :
Le mât de misaine. Le grand mât, ou taille vent (marine ancienne). Le mât de tape-cul.
Les espars extérieurs sont :
Le boute-hors à l’avant pour gréer le foc (dans la marine ancienne on ne dit pas « bout dehors » car ce n’est pas un bout textile mais un espars).
La queue de malet à l’arrière sert de bôme fixe à la voile de tape cul.
Les voiles sont en dacron avec 2 bandes de ris pour la réduction.
Les bouts sont en polyéthylène, coloris écru (remplace le chanvre d’époque).Les grosses poulies sont en bois. Toutes les ferrures sont en acier forgé de fort échantillonnage.
1) Plan du canot de 10m en usage au port de Cherbourg à partir de 1892 de la Marine Nationale.
2) Plaque de baptême d'un canot de 10 m du CIN Querqueville entreposé dans l'un des 2 hangards aviation (D.JORON)
3) Plan de l'étambot d'un Canot de 10 m.
1) Plan de l'étrave du canot de 10 m.
2) Plan de voilure du canot de 10 m.
3) Canot de 10 m sur le plan d'eau de Hourtin.
Canots » (prononcer « canote ») embarcations marchants à la voile et à l’aviron de moins de 11 mètres de longueur. Ce sont les embarcations de référence de la Marine Nationale. Elles sont conçues pour tous les usages de services ou de parades militaires, et possèdent un haut franc bord pour pouvoir affronter les vagues de l’océan.
3.3 BALEINIERES
Plan d'une baleinière de 7 m
Baleinières embarcations à arrière pointu.
3.4 YOUYOU A CLINS 4 M
3.5 YOUYOU A FRANCS BORDS
Youyou à francs bord de 3.50m (D.Joron)
Réplique du Youyou de 3.50 m au 1/2 réalisé de 1982 à 1984 au Centre d'Instruction Nanal de Querqueville (CIN) ou j'y était comme instructeur.
3.6 PLATE DE 3.50 M
Petite embarcation à fond plat servant principalement pour des travaux de peinture de coque.













