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L'ACHERON
1 ARMEMENT
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ARMEMENT

1 CANON DE 270 mm

Note relative à la cuirasse de tourelle de l’Achéron La fourniture du blindage pour la canonnière type Achéron et divisée pour chacune en deux lots. Le premier comprends toutes les plaques de ceinture, le second, celles de la tourelle et les surbaux. Les commandes relatives au 1er lot sont terminées. Pour faire celles du second lot, il serait indispensable de savoir si les installations adoptées pour le chargement et la manœuvre de la pièce de 27 cm n’ont pas conduit à modifier les démentions ou la forme de la tourelle et si son blindage peut être commandé tel qu’il est représenté sur le plan de distribution du 20 avril 1883 annexé au marché de la cuirasse. Les cotes inscrites sur ce plan n’avaient d’ailleurs été données qu’à titre de renseignement pour permettre la passation du marché. Les diamètres d’après lesquels avaient été calculés les développements des tourelles, savoir :

Avaient été, en effet, mesurés sur le plan des renseignements do 20 novembre 1882 à l’échelle de 0,015 qui ne porte pas de cotes. Seule la hauteur de la tour mobile est définie par le devis des échantillons : 2 virures de 1,66 m soit 3,32 m. Avant d’adresser des plans pour la commande des plaques de tourelle, nous avons donc besoin d’être complètement fixés sur leurs dimensions et leurs formes à l’aide de cotes précises. Cette note du 20 juin 1884 nous donne une idée précise des dimensions des plaques.

Plan des formes Plan des formes

Coupe de la tourelle de 27 cm(Luc Feron MRB n°346)

La charpente qui supporte le chemin de roulement de la tour cuirassée est constitué par une poutre creuse circulaire composée de deux viroles en tôle de 12 mm. Elles sont reliées à leur pied au plafond du pont blindé par des cornières de 120x120x12. La liaison de la poutre et du pont est complétée par 18 taquets intérieurs dirigés suivant des rayons. Au centre de cette poutre circulaire se trouve le pivot fixe, forme de deux tôles de 20 mm envirolées l’une sur l’autre, réunies par un capitonnage et garnies de couvre-joints à deux rangs de rivets. Il est garni à son extrémité supérieure d’une virole en bronze de 25 mm d’épaisseur et de 30 cm de hauteur. Il est fixé au pont blindé par une cornière de 120x120x12 et par 9 taquets extérieurs dirigés suivant des rayons. Dans l’espace annulaire compris entre le support de la circulaire et le pivot sont pratiquées:

Cet ensemble est protégé par un anneau cuirassé qui en est complètement indépendant. Le support de cet anneau est formé par une couronne composée de deux tôles superposées de 15 mm réunies par un capitonnage. La plate-forme de la tourelle mobile est constituée par :

Plan tourelle Plan tourelle

Coupe et détail de la structure de la tourelle de 27 cm (Archives de Vincennes)

La cuirasse de la tour mobile est fixée à un anneau composé de deux tôles de 15 mm. Cet anneau est relié à la tôle supérieure et inférieure de la plate-forme par des cornières de 75x75x9. La liaison est complotée par une série d’entretoises rayonnantes. L’anneau de la cuirasse est relié au plafond de la tour par une cornière de 150x150x18. Le plan extérieur des tôles qui le composent est prolongé de 10 cm au-dessous du Can inférieur de la cuirasse et reçoit une cornière de 100x100x11 qui soutient le blindage.

A l’intérieur de la tour et à 0,20 m de l’anneau en tôlerie est établie une tôle pare-éclats de 10 mm fixée à la plate-forme et au plafond par des cornières de 75x9. La cuirasse de la tour fixe est de même nature et de même épaisseur que la ceinture. Elle est fixée directement à l’anneau en tôlerie, sans interposition de matelas. Elle se compose de deux plaques seulement dont les joints sont situés dans un plan perpendiculaire au plan diamétral du bâtiment. Les plaques sont reliées à l’anneau en tôlerie par des vis de 60 mm taraudées dans la plaque et mises de l’intérieur. La cuirasse de la tour mobile est de même nature et épaisseur que celle de la tour fixe et s’attache de la même manière sans interposition de matelas sur le platelage. La plaque de sabord est en une seule pièce dans le sens de la hauteur et a une largeur de 2 m environ. Le reste de la cuirasse est divisé dans le sens de la hauteur en deux virures de 1,66 m de largeur. Les joints verticaux des plaques sont convenablement décroisés d’une virure a I’ autre. les deux virures sont réunies a leur joint horizontal par des clavettes en acier. Le plafond de la tour est constitué, comme celui du pont blindé, par trois couches de tôle de 15 ,15 et 25 mm. Ces trois couches de tôle sont réunies ensemble par un capitonnage de rivets disposés, en moyenne, à 20 cm l’un de l’autre. Sur le plafond de la tour, dans l’axe et a l’arrière, est installé un abri tronconique de 50 mm d’épaisseur avec une ouverture circulaire de 50 cm de diamètre découpée dans la partie antérieure. Le plafond est percé, dans sa moitié arrière, de nombreux trous de 40 mm disposés en quinconce à la distance de 20 cm d’axe en axe pour permettre le dégagement de la fumée lors des tirs. Le dessus de la tour est muni d’un garde-corps; on y accède par une échelle placée à l’arrière et fixée aux bastingages. Le terme de bastingage doit être compris ici dans son sens général de « caisson dans lequel on place les hamacs de l’équipage ». Il s’agit, en fait, d’un caisson métallique circulaire entourant la tourelle de 27 cm.

Le 24 Janvier 1901 une commission composée de : Mr CLOT, Capitaine de Frégate Président. THOMAS, Capitaine d’Artillerie. MICHEL, Enseigne de Vaisseau Officier Canonnier. SCOTT de MARTINVILLE, Ingénieur des Constructions Navales, c’est réunie à bord de l’Achéron sur ordre de Monsieur de Vice-amiral Commandant en chef, Préfet maritime à l’effet de faire procéder à un tir d’essai du canon de 274.4 Mod. 81 qui arme la tourelle de ce bâtiment. Ce tir, autorisé par la dépêche ministérielle du 13 décembre 1900 avait principalement pour but de déterminer quel était l’accroissement obtenu dans la rapidité du feu en utilisant les appareils de chargement à bras et le pare récemment mis en place. La dépêche précitée allouait 5 coups à charge de combat. D’autre part le tir trimestriel d’exercice restait à faire pour cette tourelle ; la commission a fait tirer devant elle les 3 coups du tir trimestriel et les 5 alloués par la dépêche.

Tir d’essai du canon de 274.4(Dépêche ministérielle du 13 Décembre 1900. Artillerie Technique – Administratif. Séance du 24 Janvier 1901). Les résultats de ces tirs sont consignés dans le tableau ci-dessous1.

Observations C I T D
Temps compté depuis le commandement chargez jusqu'au départ du coup Exercice 1' 18'' '' 1' 18'' 1
Retard causé par une dureté de la fermeture de culasse '' 1' 20'' 6'' 1' 23'' 2
Temps compté depuis le commandement chargez jusqu'au départ du coup '' 1' 23'' '' 1' 23'' 3
Retard causé par mauvais lancement du projectile Combat 4' 00'' 2' 35'' 1' 25'' 4
Retard causé par un mauvais fonctionnement de la culasse '' 1' 51'' 35'' 1' 16'' 5
Retard causé par une dureté d'ouverture de la culasse '' 1' 26'' 15'' 1' 11'' 6
Retard causé par une dureté d'ouverture de la culasse '' 1' 45'' 20'' 1' 25'' 7
Retard causé par une dureté d'ouverture de la culasse '' 1' 55'' 20'' 1' 35'' 8
2.3 7.6 4' 11'' 10' 56'' Totaux
2.3 7.6 0' 31'' 1' 22'' Moyennes

N° = numéro des coups, C = charge, I = intervalle de temps entre coups, T = temps perdu pendant la charge, D = durée réelle en bon fonctionnement.

2 CANONS DE 100 mm

Boulons Boulons Boulons

Canon de 100 mm de la Décidée à Papeete (D.Joron)

Plan canon 100
     Plan du canon de 100 mm

3 HOTCHKISS


  1. Série DD sous-série 8DD1 conservée à Vincennes.

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