RESISTANCE ET PRESSION
1 Résistance à l’avancement, définition et calcul
La résistance à l’avancement d’un navire est une chose très compliquée, selon qu’il s’agit d’un voilier ou d’un navire motorisé. De même, entre un plan d’eau calme pour maquettes et une mer démontée pour un navire réel, les résultats n’auront aucun point de comparaison. Nous allons donc nous arrêter à calculer la résistance à l’avancement dans un milieu calme et sans courant. Nous ferons abstraction des résistances aérodynamiques vu leurs faibles effets sur une maquette. Mais tout d’abord, les principales résistances que subit une coque de navire qui se déplace dans l’eau sont les suivantes ;
1.1 Résistance par rencontre
Elle dépend de la surface du maître couple immergé et de l'importance de la masse d'eau déplacé : Rr = k SV². Pour les navires "à déplacement", la résistance de carène à la marche directe est la somme de toutes ces résistances. La résistance à la marche directe n'agit que sur la vitesse du navire en fonction de la puissance de I'appareil propulseur.
1.2 Résistance des vagues
Le navire en se déplaçant dans l'eau engendre deux systèmes de vagues: 1'un partant de l'avant, l'autre partant de I 'arrière et comportant chacun des vagues transversales et des vagues divergentes. La formation de ces vagues d’accompagnement suppose la mise en jeu d'énergie: cette énergie dépensée pour fabriquer ces vagues correspond à la résistance de vague. La résistance de vague dépend des forces d'inertie et de gravité, et elle est fonction de la géométrie du navire. On peut réduire la résistance des vagues en superposant au système de vagues existant un système artificiel: c'est la fonction d'un bulbe d'étrave. La superposition au système d'ondes crée par l'avancée du navire d'un système par un bulbe judicieusement calculé aboutit à un système d'onde moindre et par conséquent moins gourmand en énergie. Le bulbe n'est cependant efficace que pour un tirant d'eau, une assiette et une vitesse donnée.
1.3 Résistance par succion
Aspiration à l’arrière de l’eau déplacée qui se forme.
1.4 Résistance par frottement et résistance de viscosité
L'écoulement de l'eau le long de la carène à l'avant du navire est laminaire (filets d'eau parallèles) puis il devient, brutalement et sans continuité, turbulent (filets d'eau moins rapides)
puis tourbillonnaires. L'apparition de ces fluctuations est due à un certain nombre de causes: viscosité, inertie, rugosité de la carène. La formation de ces tourbillons dépense beaucoup d'énergie et se traduit par une force
contraire au placement.
Rf = k SV² (v surface de carène).Cette résistance de frottement dépend de la surface mouillée du navire et de la qualité de surface de la coque. Elle croit en fonction du carré de la
vitesse du navire. La résistance de frottement (viscosité) augmente d'environ 15% par an si l'on ne fait pas de carénage.
1.5 Résistance des pressions
Un navire en déplacement perturbe la masse d'eau de façon sensible sur une zone égale à 1,5 fois sa largeur, et à 1,5 fois son tirant d'eau (la couche limite). Un navire qui se déplace subit des forces de pression qui s'exercent perpendiculairement à la carène sur l'avant et sur l'arrière et des forces de dépression qui s'exercent au milieu. Ces pressions sont les pressions hydrostatiques, hydrodynamiques et de pompage (due à l'hélice). La répartition de ces pressions sur la carène fait apparaître:
- Une zone de surpression a I'avant et a l'arrière.
- Une zone de dépression au niveau de la partie centrale du navire.
Un navire en route quelque soit la hauteur d'eau sous la quille, s'enfonce. La composante des forces de pressions qui s'opposent au mouvement sur l'avant du navire est toujours supérieure aux forces de pression qui favorisent le mouvement. Si la zone perturbée est réduite de fait, la vitesse des filets d'eau augmente ainsi que la dépression:
- Quand un navire navigue par fond réduit a grande vitesse, il y à risque de talonnage phénomène d'accroupissement).
- S'il croise ou double un autre navire de trop près, il y a risque d'aspiration vers l'autre navire (abordage).
1.6 Résistance par remous
Les filets d'eau dans certaines circonstances décollent de la carence sur I'arrière de celle-ci en créant un vide entre les filets d'eau et la coque. Ce vide est comblé par une masse d'eau venue de l'arrière. Le décollement des filets d'eau autour de la carène, en particulier vers l'arrière, provoque des tourbillons et une dépression qui entraîne une traînée appelée résistance de remous.Plus la vitesse est grande, plus le décollement se déplace sur l'avant et plus grande est la résistance de remous. L’expression de la résistance en marche directe est en kg/m/s où: R = K x B² x Vⁿ + K’ x S x Vⁿ’.
- S = surface mouillée en m²
- B = surface du maître couple immergé en m²
- V = vitesse en mètres/seconde
- R = résistance en kg/m/s
- K = coefficient de 5
- K’ = coefficient de 0.15
- n = coefficient de 2
- n’ = coefficient de 1.9
La résistance croît en fonction de la vitesse. Cela est particulièrement notable avec les bâtiments à hélice pour lesquels la puissance de la machine croît en flèche pour un faible gain de vitesse, à partir de V = 1.25 √ L. L étant la longueur du bâtiment. R croit très rapidement, cette vitesse de V est dite vitesse critique ou vitesse limite. Nous allons transformer cette formule pour les grands navires, en formule mieux adaptée à nos dimensions de modélistes. Nous allons transformer le système MKS (mètre kilo seconde) de 1919, en système CGS (centimètre gramme seconde) de 1873 mieux adapté à nos dimensions. Reste maintenant à traduire en chiffres CGS cette formule qui, si elle ne tient pas compte de tous les paramètres, représente l’avantage d’être simple et proche de la réalité. Nous allons donc retrouver notre banc d’essais ; L'ACHERON.
2 MESURE DE LA SURFACE MOUILLEE
S est dans la formule, la surface mouillée de la coque. Comment allons-nous faire pour calculer une surface qui, non seulement n’a pratiquement aucune ligne droite, à part la ligne de flottaison qui n’est pas plate mais bombée ; concave ou convexe selon l’endroit où l’on prend la mesure, à la proue, au maître couple ou à la poupe. C'est ce que nous allons faire, avec simplement une ficelle, une feuille de papier quadrillée, un stylo feutre, un réglet ou un mètre, du ruban adhésif transparent.
Vous prenez une ficelle fine et non extensible (qui fausserait les cotations), sur cette ficelle avec un feutre noir, vous marquez celle-ci d'un point bien repérable tous les 10 cm (plus ou moins, selon les dimensions de la maquette). Puis, avec des petits bouts d'adhésif transparent, vous collez celle-ci sur la ligne de flottaison de votre navire, de l’axe de l’étrave à l’axe de l’étambot. Sur votre papier, vous tracez une ligne droite, repérée elle aussi tous les 10 cm et d'une longueur égale au développement total de votre ficelle.
Exemple, sur l’ ACHERON la longueur de développement de la ficelle, toujours de l’axe de 1'étambot à l’axe de la proue, est de 1795 mm. Il faut donc tracer sur votre papier une ligne droite de 1795 mm de long marquée tous les 10 cm, comme la ficelle. Avec une feuille de papier que vous posez accolée avec une main au bordage, vous relevez la distance entre la quille et la ligne de flottaison, voir photo ci-dessous.
N'oubliez pas d'y ajouter la hauteur de la quille, et sa demi épaisseur. Vous mesurez ensuite, en posant à plat votre feuille de papier, la longueur obtenue, ajoutez-y la
hauteur de la quille et sa demi épaisseur. Vous reportez la longueur totale obtenue sur votre feuille de papier, à 1'équerre de votre ligne droite. (voir croquis n° 26 des relevés des cotations
ci-dessous). Vous allez ainsi obtenir un ensemble de points, espacés de 10 cm, qui vont vous donner une courbe que vous allez « lisser » à 1'aide d’une fine baguette plastique ou de bois.
Vous allez être surpris de la forme de la courbe de la poupe, matérialisée en rouge sur le dessin ci-contre, pour une grande majorité de navire. Cela est normal du fait du couple
concave qui marque le début de la courbe permettant de ne pas freiner les filets d'eau qui alimentent 1'hélice dans son aspiration. Vous constaterez qu’elle est beaucoup moins prononcée, voir insignifiante,
entre les points 12 à 16 pour l’ « ACHERON ». Les tuyères où sont logées les hélices, augmentant les cotations. Une décomposition de la surface sous la flottaison est établie à partir des longueurs développées des couples. Voir le tableau des Cotations relevées pour le calcul de la surface mouillée.
L’aire d’une tranche déroulée entre deux couples est très proche de celle d’un trapèze pour les tranches de 0 à 17, et d’un triangle pour les tranches de 18 à 20. Les bases sont les longueurs
développées des couples limitant la tranche, et la distance entre bases la longueur développée moyenne des lignes d’eau entre les couples limitant la tranche. Le résultat étant majoré de 0.1 % pour
tenir compte de la courbure longitudinale. Ce qui donne pour l’ACHERON une surface mouillée totale de 8 156 cm², soit 0.8156 m². Voir le tableau des cotations pour le Calcul des surfaces mouillées. Il nous faut trouver la seconde inconnue de notre formule ; B : la surface immergée de notre maître couple voir plan n° 27 ci-dessous.
En regardant de plus près, nous pouvons constater que la demi surface de notre maître couple immergé peut se décomposer de la façon suivante ; un rectangle ABCD, un trapèze BEFO et ¼ de cercle OFC.
Une fois les calculs des trois surfaces fait, la surface total du maître couple immergé de l’ACHERON est de 403 cm², soit 0.0403 m².
Le dessin ci-contre vous montre, pour une coque en U (trait rouge), la manière la plus simple de calculer la largeur BWL du Maître couple à la flottaison. Pour l’ « Achéron » cette largeur vu la
forme de la coque en bouteille de Perrier, est B = A – (2C) soit 38.5 cm moins deux fois la longueur C (0.6 cm), soit 37.3 cm. Une autre approche plus précise pour calculer la largeur à la flottaison, peut se résumer ainsi. Nous savons par les documents d’époque, que la largeur extérieure B de la carène au maître couple est de 12.302 m,
et se situe à 1.2 m au dessous de la flottaison. Partant de là, nous avons notre premier point de référence C, voir plan ci-dessous.
De ce point nous élevons une verticale qui nous donne avec la ligne de flottaison le point O. Le point A étant l’intersection de la flottaison et la coque. Maintenant nous pouvons calculer la longueur OA. L’angle OCA
relevé sur les plans d’époque est de 10°, et nous connaissons OC qui est de 1.2 m. Sachant que OA = OC x Tangente de 10°, cela nous donne 1.2 x 0.17 = 0.204 m. Soit pour le modèle 0.204 / 32.8 = 6 mm. La longueur BWL de la coque à la flottaison est donc de : 12.302 – (204 x 2) = 11.894 m. Soit pour le modèle 11.894 / 32.8 = 373 mm. Il nous manque la vitesse en CGS pour appliquer la formule. Il est indiqué, dans la formule, que la vitesse maximum ou vitesse critique était représentée par la formule V = 1.25 √L. Quelle sera donc la vitesse maximum de l’ACHERON au 32.8ème. La longueur LWL à la ligne de flottaison est
de 1685 mm. Donc : V = 1.25 √ 168.5 cm = 16.225 cm/seconde. Ce qui, à l’échelle 1, nous donne : 16.225 x 32.8 = 5.321 m/s ou bien encore 5.321 m x 3600 secondes = 19.155 Km/h soit 10.34 nœuds.(1 nœud = 1852 m) Nous allons prendre, afin de rester dans la réalité, la vitesse moyenne du bâtiment. Nous avons vu dans le paragraphe 1.2.5 – Appareil propulsif, que la puissance totale indiquée était de 1700
ch., que la vitesse de rotation des hélices prévue par le constructeur ressortait à 160 tours/minute. Cette vitesse de rotation ne sera jamais atteinte lors des essais. Et durant la vie active du bâtiment,
la vitesse maximum atteinte sera de 132 tours/minute avec une vitesse de 10.2 nœuds. De cette constatation nous pouvons déduire la vitesse moyenne soit 5.1 nœuds, soit 5.1 x 1852 m = 9.445 Km/h. A l’échelle 1/32.8ème, cela nous donne une vitesse moyenne de 9.445/ 32.8 = 288 m/h, soit 288 m/h / 3600 s = 0.08 m/s ou encore 8 cm/s. Formule : K x B² x Vⁿ + K’ x S x Vⁿ’ = CGS, soit : 5 x 403² x (8 x 2) + 8 156 x 0.15 x (8 x 1.9) Première simplification : (812 045 x 16) + (12 234 x 15.2) Deuxième simplification : 12 992 720 + 185 956.8 = 13 178 676.8 CGS Comme il faut 10 190 unités CGS pour une puissance de 1 watt, il nous faudrait, si d’autres paramètres n’entraient pas en compte pour déplacer notre bateau, de 8 cm/s chargé jusqu’à la flottaison : 13 178 676.8 / 10 190 = 1 293 watts. Ces 1 293 watts représentent la résistance à l'avancement de l'Achéron, qu'il faut diviser par la démultiplication entre la vitesse de rotation de l'hélice et celle des moteurs. Pour le propulsion thermique la démultiplication est de: 2000/463 = 4.32. Donc : 1 293 watts/4.32 = 299 watts. A cela il nous faut soustraire un coefficient de pénétration dans l'eau généralement employé de 0.5. 299 x 0.5/100 = 1.49 soit, 299 - 1.49 = 297.5 watts, soit 148.7 watts par moteur. Pour la propulsion électrique la démultiplication est de : 4000/463 = 8.639. Donc : 1 293 watts/8.639 = 149.67 watts. A cela il nous faut soustraire un coefficient de pénétration dans l'eau généralement employé de 0.5. 149.67 x 0.5/100 = 0.748 soit, 149.67 - 0.748 = 148.92 watts, soit 74.5 watts par moteur. Cette puissance nous donnerait en eau calme une vitesse moyenne de 8 cm/seconde ; c’est à dire qu’à la deuxième seconde, nous marcherions déjà à 16 cm/s et la troisième à 24 cm/s. Voyons maintenant
les paramètres qui vont stabiliser la vitesse de notre maquette à 8 cm/s. Il y a un autre paramètre très important qui va déterminer radicalement ces 1 293 watts demandés : c’est l’énergie cinétique du navire.
Le tube de PITOT permet de déterminer la vitesse et le débit du fluide par mesure de pression. Un obstacle disposé de telle façon que le vecteur vitesse à
mesurer soit perpendiculaire à la section B. Ce manomètre coudé, placé dans ce conduit modifie la répartition des lignes de courant. Son extrémité fait fonction de point d’arrêt. La vitesse du fluide est
nulle en ce point et l’énergie cinétique qu’il avait au point 1 est convertie en énergie de pression au point 2. Le liquide monte jusqu’en 3 et s’immobilise. Entre les points 1 et 2 du fluide on a V1
= la vitesse à mesurer, V2 = 0. L’énergie cinétique de ce fluide va faire monter celui-ci dans le tube, d’une hauteur de : h = V² / 2g = 9.81m/s² (accélération due à la pesanteur, de valeur g = 9.8066 m/s²) Supposons que notre navire ne soit représenté que par la surface immergée de notre maître couple soit 403 cm². Et que notre tube de Pitot ait cette même surface d’entrée ; la vitesse que nous avons choisi étant de 8
cm/seconde. Appliquons la formule : h = V²/2g, soit = 8²/9.81x2 = 64/19.62 = 3.26 cm (h) Inversement, nous pouvons en appliquant la relation de BERNOULLI sur la ligne de courant 1 2, en vérifiant l’exactitude, ce qui donne pour la vitesse du fluide :
V1 = √ 2g ( h2 - h1 ) soit, √ 2 x 9.81 x
3.26 = 8 m/s Comme la surface de notre maître couple est de 403 cm² et que la hauteur du fluide dans le tube de Pitot est de 3.26 cm, nous pouvons en calculer la masse, soit : 403² cm x 3.26
cm = 1 313.78 cm³, soit aussi 1 313.78 grammes. En ayant la masse, nous pouvons maintenant calculer l’énergie cinétique par sa formule. Mais notre bateau est un volume et une masse, pas seulement au maître couple. Nous allons donc la calculer. Plusieurs possibilités s’offrent à nous : Soit : 1/2 MV² = 0.5 x 46500 g x 8² = 1 488 000 unités CGS Donc avec une poussée de 1 293 watts et une résistance à l’avancement de 13 178 676.8 CGS que nous avons trouvé plus haut, notre maquette va courir sur sa lancée pendant : RCGS/Ec = 13 178 676.8/1 488 000 = 8.85 secondes. Il faudra donc, pour maintenir une vitesse constante de 8 cm/s, sur un plan d’eau sans courant : 13 178 676.8/8085 = 1 489 116 unités CGS, soit en watts : 1 489 116 = 146 watts. Nous connaissons la poussée nécessaire à entretenir une vitesse de 8 cm/seconde en eau calme, qui est de 1 488 000 unités CGS. La puissance demandée en fonction de l’angle d’incidence ß, (pour les
hélices de l’ACHÉRON elle sont de 18°) sera de : P (poussée) Cos. Angle ß = 1 488 000/0.951056 = 1 564 576.6 unités CGS. Il nous faut donc trouver, en partant du diamètre de l’hélice à l’échelle 32.8ème qui est de 7.6 cm, avec un axe de 1.3 cm de diamètre. Quelle vitesse de rotation doit-on
lui donner afin qu’elle nous rende une poussée de 1 488 000 CGS, et qu’elle puissance doit-on lui donner pour obtenir les 1 564 576.6 CGS demandés ? Lorsqu’une pale d’hélice tourne autour de son axe, il est certain que la vitesse circonférentielle du diamètre extérieur de l’hélice, sera supérieure à la vitesse circonférentielle au raccord
de la pale et de l’axe qui est beaucoup plus petit. Au lieu de prendre point par point les diverses vitesses et les diverses puissances, nous allons simplement établir un diamètre moyen.
Si R1 est le rayon de l’hélice et R2 le rayon de l’axe. Le rayon moyen RM va être de R1 – R2 = RM. Donc : R1 3.8 cm – R2 0.65 cm = 3.15 cm pour RM. D’où une surface de poussée moyenne de S = π R² = 3.14 x 3.15 x 3.15 = 31.156 cm². Et la longueur de la circonférence moyenne de C = π Ø = 3.14 x 6.3 = 19.782 cm La longueur en cm de la poussée étant égale à 90° à la circonférence moyenne de l’hélice. Pour un angle d’incidence ß de 18°, nous avons une longueur de poussée par tour de : 19.782 x 18°/90° = 3.956 cm. Donc, le volume, et par conséquent la masse d’eau déplacée en 1 tour, est de : 31.156 cm² x 3.956 cm = 123.253 cm³. Comme il y a quatre pales, elles déplaceront 123.253 x 4 = 493 cm³ d’eau ou encore 493 g. L’énergie, donc la poussée que développe cette masse d’eau en mouvement, est fourni par la formule :
Ec = 1/2
MV² soit : 0.5 x 493 x 3.956² = 3 857.709 centimètres,
grammes, tour. Pour avoir notre système complet en CGS, il nous manque le temps en seconde. Nous allons raisonner par l’absurde et supposer que notre hélice tourne à 25 t/s, soit 1500 t/mn. Le nombre de cm parcourus par le pas de l’hélice va être de : 3.956 cm x 25 t/s = 98.9 cm/s. Notre équation devient alors : Ec = 1/2 MV² soit : 0.5 x 493 x 98.9² = 2 411 068.2 unités CGS. Comme nous avons calculé que notre maquette ne demandait pour son déplacement que 1 488 000 CGS, notre hélice devra tourner à : 2 411 068.2 / 1 488 000 = 1.62 fois moins vite, soit : 25/1.62 = 15.43 tours/seconde. Soit : 15.43 x 60 = 926 tours/minute, est cela pour une vitesse moyenne de 288 m/h, soit 0.155 nœuds. Il nous faut donc disposer d’une puissance de 146 watts et d’une vitesse de rotation moyenne de 926 t/mn. L'Achéron étant propulsé par deux moteurs et deux hélices, nous devons donc diviser le résultat obtenu par 2, ce qui donne une puissance de 73 watts sur chaque hélice et une vitesse de rotation de 463 tr/mn.
Pour que la chaudière puisse résister à la pression d’utilisation, l’épaisseur de celle-ci doit être déterminée de la façon suivante : imaginez une tranche de 10 mm de
large de la chaudière, le diamètre D (en mm), d’épaisseur E (en mm) ; la pression P tend à écarter les deux demi coquilles l’une de l’autre (voir figure ci-dessous) avec une force F
égale à la pression multipliée, par la surface projetée de la demi coquille, soit : D (en mm) x P (kg/cm²)) / 10 = F (kg), soit : (90x44.44)/10 = 400 kg. La section de métal qui empêche les coquilles de s’écarter est de deux fois 10 mm x E (mm), en mm
Calcul de la surface mouillée
Tracé des cotations2.1 CALCUL DE LA SURFACE MOUILLEE - S

Calcul de la surface mouillée
Longueur BWL
2.2 LA VITESSE EN CGS
2.3 RESISTANCE A L'AVANCEMENT de l'ACHERON
2.4 L'ENERGIE CINETIQUE DU NAVIRE

Tube de Pitot
2.5 CALCUL DE LA MASSE
2.6 CALCUL DE LA PUISSANCE NECESSAIRE
2.7 CALCUL DU DIAMETRE MOYEN DE L'HELICE

Le diamètre moyen
2.8 RESISTANCE A LA PRESSION

Résistance à la pression
P (kg/cm²) = (2000 x 2) / 90 = 44.44 kg/cm².
3 COEFFICIENTS
Tableau comparatif des différents coefficients entre le modèle réduit et la canonnière Achéron de 1885.
| COEFFICIENTS | ||||
| Cb | 1 | Coefficient de bloc | 0.6 | 0.6 |
| Cp | 1 | Coefficient prismatique | 0.6 | 0.6 |
| CWP | 1 | Coefficient de remplissage de la flottaison | 0.8 | 0.8 |
| ▼ | 1 | Coefficient volumique | 0.009 | 0.009 |
| f | 1 | Coefficient de finesse | 4.7 | 4.7 |
| Cx | 1 | Coefficient de remplissage au Maître Couple | 1 | 1 |
| Cxc | 1 | Coefficient de remplissage de la coque non immergée | 0.9 | 0.9 |
| Cxc | 1 | Coefficient de remplissage des superstructures | 0.3 | 0.3 |
| Cf | 1 | Coefficient de frottement | 2 x10‾³ | 7.8 x 10‾³ |
| RAPPORTS | ||||
| LOA/B | 1 | Rapport de la Longueur sur la largeur | 4.5 | 4.4 |
| B/T | 1 | Rapport de la largeur sur la hauteur tirant | 3.5 | 3.5 |
| P/D | 1 | Rapport Pas / Diamètre hélice | 1.07 | 1.05 |
| AD/Ao | 1 | Rapport surface hélice à celle du cercle circonscrit | 1.07 | 0.7 |
| GEOMETRIE | ||||
| LPP | m | Longueur entre perpendiculaires | 53.400 | |
| LOA | m | Longueur du navire hors tout | 55.593 | 1.695 |
| LWL | m | Longueur à la flottaison | 55.173 | 1.685 |
| BWL | m | Largeur de flottaison | 11.894 | 0.373 |
| B | m | Largeur de la coque | 12.302 | 0.385 |
| TAV TF | m | Tirant d’eau à la PP avant | 3.6 | 0.116 |
| TM | m | Tirant d’eau à la PP milieu | 3.> | 0.116 |
| TAR TA | m | Tirant d’eau à la PP arrière | 3.6 | 0.116 |
| T | m | Profondeur de carène | 3.5 | 0.1085 |
| f | m | Franc-bord | 2.6 | 0.077 |
| C | m | Creux de la coque | 6.10 | 0.186 |
| Ax | m² | Aire du maître couple immergé | 43.36 | 0.0403 |
| Axc | m² | Aire de la coque non immergée | 28.88 | 0.02685 |
| Axs | m² | Aire des superstructures | 39.4 | 0.0366 |
| Ao | m² | Surface du cercle circonscrit de l’hélice | 5.8 | 0.0045 |
| S | m² | Surface mouillée immergée | 877.45 | 0.8156 |
| AW | m² | Aire de la surface de flottaison | 546.5 | 0.508 |
| AD | m² | Surface des pales de l’hélice | 0.00318 | |
| D | m | Diamètre de l’hélice | 2.72 | 0.076 |
| P | m | Pas de l’hélice | 2.93 | 0.080 |
| V | m³ | Volume d’eau déplacé (eau douce) | 1639.051 | 0.0465 |
| V | m³ | Volume d’eau déplacé (eau de mer) | 1599.074 | 0.0453 |
| Φ | (°) | Angle d’inclinaison transversal du navire | ||
| STATIQUE & DYNAMIQUE | ||||
| Fn | 1 | Nombre de Reech-Froude | 0.1 | 0.02 |
| W P | N | Déplacement: poids (mer) | 16079088.84 | 455.48 |
| W P | N | Déplacement: poids (eau douce) | 16079090.31 | 456.16 |
| Δ | N | Déplacement: poussée d’Archimède (mer) | 16079088.84 | 455.5 |
| Δ | N | Déplacement: poussée d’Archimède (eau douce) | 16079090.31 | 456.16 |
| F | N | Force résistante en Newtons | 55 453 503 | 12 |
| Vn | nd | Vitesse maximum du navire | 10.2 | 0.3109 |
| Vn | nd | Vitesse moyenne du navire | 5.01 | 0.1554 |
| Vm | m/s | Vitesse maximum du navire | 5.24 | 0.16 |
| Vm | m/s | Vitesse moyenne du navire | 2.62 | 0.08 |
| Vk | km/h | Vitesse maximum du navire | 18.88 | 0.58 |
| Vk | km/h | Vitesse moyenne du navire | 9.44 | 0.29 |
| Rf | N | Résistance de frottement en Newton | 6.170 | 0.02 |
| Rf | W | Résistance de frottement en Watt | 15 870 | 0.0016 |
| Re | Re | Nombres de Reynolds de la coque | 8.12 | 5.09 |
| m | kg | Masse du navire (mer) | 1639050.85 | 46.43 |
| m | kg | Masse du navire (eau douce) | 1639051 | 46.5 |
| n | Trs/s | Régime maximum de rotation de l’hélice | 132 | 1852 |
| n | Trs/s | Régime moyen de rotation de l’hélice | 66 | 926 |
| Raa | N | Résistance aérodynamique à vitesse moyenne | 168.7 | 0.00014 |
| Raa | N | Résistance aérodynamique à vitesse maximum | 674.84 | 0.00058 |
| Rap | N | Résistance des appendices | 586> | 0.0053 |
| Rt | N | Résistance totale de la carène nue | 6170 | 0.02 |
| RT | N | Résistance totale incluant tout les effets | 6925 | 0.025 |
3.1 Calcul des différents coefficients
Coefficient de bloc - Bloc coefficient [Cb = V/LWL x B x T]
Echelle 1: 1 599.074(m³) / 55.173 (m) x 12.302 (m) x 3.5 (m) = 1 599.074 / 2 375,58 = 0.67 soit 0.6
Echelle 32.8 : 0.0453 (m³) / 1.685 (m) x 0.385 (m) x 0.1085(m) = 0.0453 / 0.07 = 0.65 soit 0.6
Coefficient prismatique [Cp = V/Ax x LWL]
Echelle 1: 1 599.074 / (43.36 x 55.173) = 1 599.074 / 2 392.3 = 0.668 soit 0.6
Echelle 32.8 : 0.0453 / (0.0403 x 1.685) = 0.0453 / 0.068 = 0.666 soit 0.6
Coefficient de remplissage au MC [Cx = Ax / B x T]
Echelle 1: 43.36 / 12.302 x 3.5 = 43.36 / 43.05 = 1
Ehelle 32.8 : 0.0403 / 0.385 x 0.1085 = 0.0403 / 0.04 = 1
Coefficient volumique [CV = V / LWL³]
Echelle 1: 1 599.074 / 55.173³ = 1 599.074 / 167 949.91 = 0.009
Echelle 32.8 : 0.0453 x 1.685³ = 0.0453 / 4.784 = 0.009
Coefficient de finesse [f = LWL /³√ V]
Echelle: 55.173 / ³ √ 1 599.074 = 55.173 / 11.693 = 4.71 soit 4.7
Echelle 32.8 : 1.685 / ³√ 0.0453 = 1.685 / 0.356 = 4.73 soit 4.7
Nombre de Reech-Froude [Fn = V / √ (g x LWL)]
Echelle 1(vitesse moyenne) : 2.62 / √ (9.81 x 55.173) = 2.62 /23.26 = 0.11 soit 0.1
Echelle 1 (vitesse maximum) : 5.24 / √ ( 9.81 x 55.173) = 5.24 / 23.26 = 0.225 soit 0.2
Echelle 32.8 (vitesse moyenne) : 0.08 / √ (9.81 x 1.685) = 0.08 / 4.06 = 0.019 soit 0.02
Echelle 32.8 (vitesse maximum) :0.16 / √ (9.81 x 1.685) = 0.16 / 4.06 = 0.039 soit 0.04
RESISTANCE A L'AVANCEMENT [Rt = (p / 2) x S x V² x Cf]
Calcul du Cf : Cf = ( 0.075 / Log10 Re - 2) ²
Calcul du Re : Re = (LWL x V / 1.08) x 10) puissance 6
Echelle 1
Re = ( 55.173 x 2.62 / 1.08) x 1000000 = 133.84 x 1000000 = 133 840 000 Log10 = 8.12
Cf = 0.075 / (8.12 – 2)² = 0.075 / 37.45 = 2 x 10-³
Rf = (1025 /2) x 877.45 x 2.62² x (2 x 10-³)
Rf = 512.5 x 877.45 x 6.86 x 0.002 = 6 170 N, soit en Watts 6 170 x 2.572m/s = 15 870 W
Echelle 32.8
Re = (1.685 x 0.08 / 1.08) x 1000000 = 0.124 x 1000000 = 124 000 = Log10 = 5.09
Cf = 0.075 / (5.09 – 2)² = 0.075 / 9.54 = 7.8 x 10-³
Rf = (1025 /2) x 0.8156 x 0.08² x (7.8 x 10-³)
Rf = 512.5 x 0.8156 x 0.0064 x 0.0078 = 0.02 N, soit en Watts 0.02 x 0.08m/s = 0.0016 W
LOA/B
Echelle 1: 55.596 / 12.302 = 4.52 soit 4.5
Echelle 32.8 : 1.695 / 0.385 = 4.40 soit 4.4
B/T
Echelle 1: 12.302 / 3.5 = 3.51 soit 3.5
Echelle 32.8 : 0.385 x 0.1085 = 3.54 soit 3.5
Ao = п x D² / 4
Echelle 1: 3.14 x 2.72² / 4 = 5.8
Echelle 32.8 : 3.14 x 0.076² / 4 = 0.004
Coefficient de remplissage à la flottaison [CWP = AW /(LWL x BWL)]
Echelle 1: 546.5 / (55.173 x 11.894) = 546.5 / 656.2 = 0.8
Echelle 32.8 : 0.508 / (1.685 x 0.373) = 0.508 / 0.6285 = 0.8
Coefficient de remplissage coque non immergée [Cxc = Axc / B x T]
Echelle 1 : 28.88 / (12.302 x 2.6) = 28.88 / 31.98 = 0.9
Echelle 32.8 : 268.5 / (385 x 77.5) = 268.5 / 298.37 = 0.899 soit 0.9
Coefficient de remplissage des superstructures [Cxs = Axs / B x T]
Echelle 1: 39.4 / (12.302 x 12) = 39.4 x 147.6 = 0.3
Echelle 32.8 : 366 / (385 x 310) = 366 / 1193.5 = 0.3
Résistance aérienne [RAA = (CX x ½ x 1.3 x Saa x V²) + (CX x ½ x 1.3 x Saa x V²)]
Par mer calme, beau temps, la vitesse du vent apparent est celle du navire ou du modèle. Par vent debout, il suffit d’ajouter la vitesse du vent à celle du navire ou du modèle.
Echelle 1
Vitesse maximum : 0.9 x 0.5 x 1.3 x 28.88 x 5.24² + 0.3 x 0.5 x 1.3 x 39.4 x 5.24² = 463.89 + 210.95 = 674.84 N
Vitesse moyenne : 0.9 x 0.5 x 1.3 x 28.88 x 2.62² + 0.3 x 0.5 x 1.3 x 39.4 x 2.62² = 115.97 + 52.73 = 168.7 N
Echelle 32.8
Vitesse moyenne : 0.9 x 0.5 x 1.3 x 0.02685 x 0.08² + 0.3 x 0.5 x 1.3 x 0.0366 x 0.08² = 0.0001 + 0.0000456 = 0.000145 N
Vitesse maximum : 0.9 x 0.5 x 1.3 x 0.02685 x 0.16² + 0.3 x 0.5 x 1.3 x 0.0366 x 0.16² = 0.000402 + 0.000182 = 0.000584 N
Calcul de la résistance des appendices (Rap) [R = 512.5 x S x V² x Cf x (L + k)]
k: coefficient de 0.05 pour les appendices.
L: encombrement de l’appendice mesuré dans le sens de la marche du navire.
V: vitesse du navire.
S: surface des appendices ( ne pas oublier d’additionner éventuellement les deux surfaces).
Re: nombres de Reynolds.
3.2 Gouvernail
Echelle 32.8
Surface (6 x 8) x 2 (faces) x 2 (gouvernes) = 192 cm²
Longueur 5.4 cm
Re = ( V x L / 1.08) x 10 (puissance6) = (0.08 x 0.054 / 1.08) x 1000000 = 4000
Re = Log 10 de 4000 = Re = 3.6
Cf = 0.075 / (Log 10 Re - 2)²
Cf = 0.075 / (3.6 - 2)² = 0.029
R = 512.5 x 0.0192 x 0.08² x 0.029 x 1.05 = 0.0019 N soit 0.00015 Watt
Echelle 1
Surface 4.95 m² x 2 (faces) x 2 (gouvernes) = 19.80 m²
Longueur 1.80 m
Re = ( V x L / 1.08) x 10(puissance6) = (2.62 x 1.80 / 1.08) x 1000000 = 4 366 000
Re = Log 10 4 366 000 = R = 6.64
Cf = 0.075 / (Log 10 Re - 2)²
C = 0.075 / (6.64 - 2)² = 0.0035
R = 512.5 x 19.80 x 2.62² x 0.0035 x 1.05 = 256 N soit 671 Watts
3.3 Chaise support d’arbre
Echelle 32.8
Surface renfort tube Ø (1.8 cm x 4.2 cm) x 3.14 = 23.7 x 2 (faces) x 2 = 47.4
Surface renfort de chaise transversal (5.5 x (1.4 + 0.2) x 2 (faces) x 2 = 35.2
Surface renfort du dessous tube (2.8 x (1.4 + 0.2) x 2 (faces) x 2 = 17.92
Surface renfort sous tube ( 4 x (1.4 + 0.2) x 2 (faces) x 2 = 25.6
Surface totale des renforts 47.4 + 35.2 + 17.92 + 25.6 = 127 cm
Longueur 1.4 cm
Re = ( V x L / 1.08) x 10 = (0.08 x 0.014 / 1.08) x 1000000 = 1037
Re = Log10 de 1037 = Re = 3
Cf = 0.075 / (Log 10 Re - 2)²
>Cf = 0.075 / (3 - 2)² = 0.075
R = 512.5 x 0.0127 x 0.08² x 0.075 x 1.05 = 0.0033 N soit 0.00026 Watt
Echelle 1
Surface 14 m²
Longueur 0.46 m
Re = ( V x L / 1.08) x 10(puissance6) = (2.62 x 0.46 / 1.08) x 1000000 = 1 115 926
Re = Log10 de 1 115 926 = Re = 6
Cf = 0.075 / (Log 10 Re - 2)²
Cf = 0.075 / (6 - 2)² = 0.0047
R = 512.5 x 14 x 2.62² x 0.0047 x 1.05 = 243 N soit 637 Watts
3.4 Arbres d’hélices
Echelle 32.8
Surface (Ø1.2 cm x (π) 3.14 x 9 cm) x 2 arbres = 68 cm²
Longueur 9 cm
Re = ( V x L / 1.08) x 10(puissance6) = (0.08 x 9 / 1.08) x 1000000 = 666 000
Re = Log10 de 666 000 = Re = 5.82
Cf = 0.075 / (Log 10 Re - 2)²
Cf = 0.075 / (5.82 - 2)² = 0.005
R = 512.5 x 0.0068 x 0.08² x 0.005 x 1.05 = 0.00012 N soit 0.00001 Watt
Echelle 1
Surface 3.65 m² x 2 (arbres) = 7.3 m²
Longueur 2.95 m
Re = ( V x L / 1.08) x 10(puissance6) = (2.62 x 2.95 / 1.08) x 1000000 = 7 156 000
Re= Log10 de 7 156 000 = Re = 6.85
Cf = 0.075 / (Log 10 Re - 2)²
Cf = 0.075 / (6.85 - 2)² = 0.0032
R = 512.5 x 7.3 x 2.62² x 0.0032 x 1.05 = 87 N soit 228 Watts
| Total des résistances des appendices | ||||
| Echelle 1 | ||||
| Gouvernes | Chaises | Arbres | A vitesse moyenne | |
| Newton | 256 | 243 | 87 | 586 |
| Watt | 671 | 637 | 228 | 1 536 |
| Echelle 32.8 | ||||
| Newton | 0.0019 | 0.0033 | 0.00012 | 0.0053 |
| Watt | 0.00015 | 0.00026 | 0.00001 | 0.0004 |
4 SIMILITUDES
| MATURE | |||
| Ech. 1 | Ech. 32.8 | ||
| Grand mât en tôle | |||
| Hauteur totale du grand mât | m | 18 | 0.548 |
| Hauteur de la hune | m | 12 | 0.366 |
| Diamètre | m | 0.385 | 0.0117 |
| Longueur | m | 12.87 | 0.393 |
| Flèche | m | 0.88 | 0.0268 |
| Mât de signaux | |||
| Longueur | m | 8.050 | 0.245 |
| Diamètre | m | 0.140 | 0.004 |
| Flèche | m | 0.300 | 0.009 |
| Vergue de signaux | |||
| Longueur | m | 9.000 | 0.274 |
| Diamètre | m | 0.130 | 0.004 |
| Flèche | m | 8.240 | 0.251 |
| MOTEUR | |||
| Puissance des 2 moteurs | CV | 1700 | 0.048 |
| Puissance de propulsion | W | 1 251 200 | 35.33 |
| Vitesse moyenne | Nœuds | 5.1 | |
| Vitesse moyenne | M/h | 282.317 | |
| Vitesse maximum | Nœuds | 10.2 | |
| Vitesse maximum | M/h | 564.634 | |
| Vitesse moyenne | Km/h | 18.890 | 3.704 |
| Vitesse maximum | Km/h | ||
| Nombre de tours moyen | Tr/mn | 66 | 463 |
| Nombre de tours maximum | Tr/mn | 132 | 926 |
| Consommation moteur | Kg/h/Cv | 0.995 | |
| Diamètre du cylindre haute pression | m | 0.020 | |
| Diamètre des pistons | mm | 0.660 | 19.05 |
| Diamètre du cylindre basse pression | m | 1.140 | 0.0347 |
| Course commune | mm | 500 | 19.05 |
| Vitesse des pistons en m/s | m | 2.660 | |
| Surface du piston cylindre d’admission | m³ | 0.342 | |
| Surface du piston cylindre d’expansion | m³ | 1.020 | |
| Cylindrée du piston d’admission | mm³ | 171 | |
| Cylindrée du piston d’expansion | m³ | 0.510 | |
| Cylindrée d’un moteur | cm³ | 681 | 21.23 |
| Hauteur des cylindres | mm | 28.5 | |
| Rapport | m³ | 0.335 | |
| Diamètre au pied | mm | 100 | 4 |
| Diamètre à la tête | mm | 115 | |
| Hauteur de batterie des gaillards | m | 2.990 | 0.091 |
| Bielles | |||
| Diamètre au pied | m | 0.100 | 0.0063 |
| Diamètre à la tête | m | 0.115 | 0.0059 |
| Longueur de centre à centre | m | 1 | 0.043 |
| Longueur de l’arbre de couche | m | 0.190 | 0.147 |
| Diamètre de l’arbre de couche | m | 0.0071 | |
| Ligne d’arbre | |||
| Diamètre | m | 0.190 | 0.006 |
| CHAUDIERES | |||
| Longueur | m | 6 | 0.200 |
| Diamètre | m | 1.425 | 0.092 |
| Longueur du foyer | m | 1.100 | 0.140 |
| Longueur chambre à combustion | m | 3 | |
| Nombres de tubes | nb | 213 | |
| Diamètre des tubes | m | 0.440 | |
| Longueur des tubes | m | 2.700 | |
| Conduit de fumée | |||
| Diamètre | m | 1.010 | |
| Hauteur à partir des grilles | m | 13 | |
| Epaisseur | mm | 4 | |
| Cheminée | |||
| Diamètre | m | 0.065x0.055 | |
| Hauteur au pont | m | 0.235 | |
| Tuyautage | |||
| Tuyau vapeur principal | mm | 210 | |
| Tuyau alimentation principale | mm | 65 | 3 |
| Tuyau d’échappement | mm | 175 | 5 |
| Tuyau d’injection direct | mm | 70 | 3 |
| Ancres et chaînes | |||
| Ancre | kg | 3200 | 0.0975 |
| Diamètre de la chaîne | mm | 38 | 1.15 |
| Longueur d’un maillon | m | 30 | |
| Maillons | nb | 7 | 3 |
| Longueur de la maille | |||
| Largeur de la maille | |||
| Tangon de baleinières | |||
| Longueur | m | 2.600 | |
| Diamètre au fort | mm | 130 | 3.9 |
| Diamètre à l’extrémité | mm | 120 | 3.6 |
| Hélice | |||
| Diamètre | m | 2.72 | 0.072 |
| Pas | m | 2.93 | 0.110 |
| Gouvernails | |||
| Surface d’un gouvernail | m² | 4.950 | 0.0048 |
| Hauteur | m | 2.80 | 0.087 |
| Largeur | m | 0.055 | |
| EMBARCATIONS | |||
| Canot White | m | 6.600 | 0.201 |
| Grand canot | m | 7.000 | 0.213 |
| Baleinières | m | 7.000 | 0.213 |
| Youyou à clin | m | 4.000 | 0.131 |
| Youyou à francs bord | m | 3.500 | 0.107 |
| Plate | m | 3.500 | 0.107 |
| Epaisseur de la fausse quille | m | 0.10 | 0.003 |
Loi de la similitude mécanique
Pour que le modèle soit similaire au navire dans toutes ses proportions, il faut que tous les éléments, longueur, largeur, creux sur quille, tirant d’eau, ainsi que toutes les dimensions linéaires, le déplacement et la vitesse soient calculés à une échelle déterminée, c’est à dire à l’échelle exigée par la construction du modèle, selon les règlements en vigueur. On fait donc les calculs d’après la loi de la similitude mécanique qui consiste dans le rapport de la longueur imposée avec la longueur réelle.
Nous prendrons pour symbole de l’échelle la lettre E
La longueur du navire étant Lnav = 55.596 m, la longueur du modèle devant être L = 1.695 m, nous aurons donc E = 1.695 / 51.395 = 32.8 / 100.
Cela signifie que toutes les dimensions linéaires du modèle doivent être celles du navire divisées par 32.8. La grandeur de l’échelle au cube fois moins que le déplacement réel du navire.
P nav = Poids réel = 1639,051 Tonnes
E = échelle = 32.8ème
Ce qui donne:
P nav / E³
1639,051 T / 32.8 x 32.8 x 32.8 = 1 639 051 / 35 287.552 = 46.448 kg , arrondis à 46.5 kg
5 STABILITE, POIDS, VOLUMES
5.1 La cotation du navire
En construction navale militaire, la longueur entre perpendiculaires est, depuis 1893 définie comme la dimension entre des perpendiculaires passant par les points les plus saillants de la carène. Ceci, pour tenir compte des éperons introduits depuis peu dans les navires de guerre. Avant 1893, la perpendiculaire arrière était I' axe du gouvernail et a l'avant, le pourtour de la carène à la flottaison.
V de la carène jusqu’à cette flottaison, en vertu du principe d’ Archimède, est lié au déplacement, qui équivaut au poids du volume d’eau déplacé. Ce volume,
est exactement celui de la carène, partie immergée du navire ou œuvres vives. Selon la densité du liquide qui porte le navire, la carène s’enfonce plus ou moins.
Le déplacement du navire étant une force, s’exprime en Newtons (N), il est encore généralement exprimé en tonnes. Par définition, la masse est indépendante du lieu où l’on effectue la mesure, donc en eau douce comme en eau de mer le navire à une masse de 1 639 051 kg. L’unité
de masse étant le kilogramme. Le poids est une force qui s’exerce sur un corps immobile, elle est proportionnelle à l’intensité du champs de la pesanteur. La masse m et le poids p d’un corps
sont liés par la relation P = mg. g étant l’accélération de la pesanteur en ce lieu, elle est égale à 9.81 m/s². Pour un navire de 100 tonnes, le déplacement ∆ sera de 981000 N (100 x 9810), son volume V sera en eau douce de 100 m³, et de 97.6 m³ (100 / 1.025) en eau
de mer.

Longueur entre PP5.2 Déplacement - Dp = V x D
5.3 Masse
5.4 Poids

Cotation du navire5.5 Calcul du déplacement [Δ = V x ω ou V x g x p]
5.6 Calcul du volume [ V = Δ / (p x g)]
5.7 Calcul du poids [ p = m x g ]
5.8 Calcul de la masse [ M = p x V ]
VERIFIONS
6 TABLEAUX et DIAGRAMMES
6.1 Ebullition de l’eau
L'eau bout à
Altitude en mètre
Pression en mm de mercure
100°C
0
760
99°C
300
732
98°C
590
706
97°C
865
682
96°C
1150
658
95°C
1450
634
90°C
2100
526
80°C
6080
35
6.2 Température et chaleur
Pression relative en bar
Temp. relevée en °C
Chaleur sensible de l'eau en kj
Chaleur de vaporisation en kj
Enthalpie en kj
0 (Atm.)
99.6
417
2258
2675
1
120
505
2201
2706
2
133.5
561
2163
2724
4
151
640
2107
2747
6
165
697
2065
2762
10
185
781
1998
2779
20
215
919
1878
2797
40
250
1087
1713
2800
100
311
1408
1319
2727
6.3 Températures et pressions
Température
mm de mercure
kg / cm2
Température
kg / cm2
0°C
4.60
0.0063
105°C
1.2822
5°C
6.85
0.0093
110°C
1.5315
10°C
9.10
0.0123
115°C
1.7807
15°C
13.25
0.0180
120°C
2.0300
20°C
17.40
0.0237
125°C
2.4450
25°C
24.45
0.0493
130°C
2.8600
30°C
31.50
0.0750
135°C
3.2800
35°C
43.20
0.1000
140°C
3.7000
40°C
54.90
0.1250
145°C
4.3500
45°C
73.45
0.1645
150°C
>5.0000
50°C
92.00
0.2040
155°C
5.6500
55°C
120.40
0.3160
160°C
6.3000
60°C
148.80
0.4280
165°C
7.3000
65°C
200.25
0.4415
170°C
8.3000
70°C
251.70
0.4550
175°C
9.3000
75°C
303.15
0.4690
180°C
10.3000
80°C
354.60
0.4830
185°C
11.7000
85°C
455.95
0.6205
190°C
13.1000
90°C
557.30
0.7580
195°C
14.5000
95°C
658.65
0.8955
200°C
15.9000
100°C
760.00
1.0330
--
--
6.4 Table des variations de la densité en fonction de la pression
Pression absolue (bars)
Pression effective (manométrique)
Température (°C)
Masse volumique kg/m³
Poids spécifique g/L
Volume spécifique L/g
Enthalpie kj/kg
Enthalpie kj/kg
Chaleur de vaporisation kj/kg
Eau
Vapeur
Eau
Vapeur
1>
99.63>
958
0.5904
1.7
417.5
2675
2258
2
1
120.23
943
1.129
0.9
504.7
2706
2201
3
2
133.54
931
1.651
0.62
561.4
2725
2163
4
3
143.62
923
2.163
0.47
604.7
2738
2133
5
4
151.84
915
2.669
0.38
640.1
2747
2107
6
5
158.84
908
3.17
--
670.4
2755.5
2085
7
6
164.96
902
3.667
--
697.1
2762
2065
8
7
170.4
897
4.162
--
721
2767.5
2046
9
8
175.36
892
4.655
--
742.6
2772
2029
10
9
179.88
887
5.147
0.20
762.6
2776
2013
12
11
187.96
878
6.127
--
798.5
2782.5
1984
14
13
195.04
870
7.106
--
830.1
2788
1958
16
15
201.37
863
8.085
--
858.6
2792
1933
18
17
207.11
856
9.065
--
884.6
2795
1910
20
19
217.37
850
10.05
0.10
908.6
2797
1888
25
24
223.94
835
12.51
--
962
2801
1839
30
29
233.84
822
15.01
--
1008
2802
1794
35
34
242.54
810
17.54
--
1050
2802
1752
40
39
250.33
799
20.10
--
1087
2800
1713
45
44
257.41
788
22.71
--
1122
2798
1675
50
49
263.91
778
25.36
--
1154
2794
1640
60
59
275.55
758
30.83
--
1214
2785
1571
70
69
285.79
740
36.53
--
1267
2773
1506
80
79
294.97
722
42.51
--
1317
2760
1443
100
99
310.96
688
55.42
--
1408
2728
1320
6.5 Echelle de Beaufort
Nombre de Beaufort
Terme générique
Vitesse du vent à 10 m de hauteur
Que se passe-t-il au large ?
degré
descriptif
en Km/h
en nœud
remarques
0
Calme
moins de 1
moins de 1
la fumée s'élève verticalement ; la mer est comme un miroir
1
Très légère brise
1 à 5
1 à 3
il se forme des rides, mais il n'y a pas d'écume
2
Légère brise
6 à 11
4 à 6
vaguelettes courtes ; leurs crêtes ne déferlent pas
3
Petite brise
12 à 19
7 à 10
très petites vagues ; écume d'aspect vitreux
4
Jolie brise
20 à 28
11 à 15
petites vagues devenant plus longues ; moutons nombreux
5
Bonne brise
29 à 38
16 à 21
vagues modérées, allongées ; moutons nombreux
6
Vent frais
39 à 49
22 à 26
des lames se forment ; crêtes d'écume blanche plus étendues
7
Grand frais
50 à 61
27 à 33
la mer grossit ; l'écume est soufflée en traînées ; lames déferlantes
8
Coup de vent
62 à 74
34 à 40
lames de hauteur moyenne ; de leurs crêtes se détachent des tourbillons d'embruns
9
Fort coup de vent
75 à 87
41 à 47
grosses lames ; leur crête s'écroule et déferle en rouleaux
10
Tempête
88 à 102
48 à 55
très grosses lames à longues crêtes en panache ; déferlement en rouleaux intense et brutal
11
Violente tempête
103 à 117
56 à 63
lames exceptionnellement hautes ; mer recouverte de bancs d'écume blanche
12
Ouragan
plus de 118
plus de 64
air plein d'écume et d'embruns ; mer entièrement blanche ; visibilité très réduite
